Le stress peut être défini comme la réponse de l'organisme à un évènement perçu par un individu comme perturbant et menaçant son état d'équilibre. Cette réponse comprend 3 phases :
- La réaction d'alarme
- La phase d'adaptation et de résistance
- Si la phase de résistance se prolonge trop, l'organisme finit par s'affaiblir et entre alors dans une phase d'épuisement. C'est au cours de cette période que peuvent survenir diverses pathologies : des maladies cardiovasculaires, des ulcères gastriques, des problèmes de déficience immunitaire, et sur le plan psychique, des pertes de mémoires, des insomnies, la dépression...
On sait aussi que le stress est essentiellement subjectif ; il dépend de la manière dont l'individu apréhende l'évènement stressant, l'interprétation qu'il en fait, le sens qu'il lui donne. C'est ainsi que le stress peut être positif, dans la mesure où l'évènement "perçu" comme perturbant, est envisagé comme un défi à relever, une occasion d'apprendre et de se développer, un stimulant en quelque sorte.... Aussi, gérer le stress ne consiste pas à l'éliminer de sa vie (cela serait d'ailleurs impossible et pas souhaitable), mais à apprendre de nouvelles manières d'être, de penser, de se comporter, pour y faire face le mieux possible.
Loin d'être une panacée universelle, le yoga et la sophrologie peuvent apporter un certain nombre de réponses face au stress.
Si l'on observe les effets physiologiques du stress, on repère les faits suivant :
- une augmentation spontanée du tonus musculaire (les muscles se crispent sans qu'on le veuille)
- une stimulation du système nerveux sympathique qui entraîne une série de modifications involontaires :
- la tension artérielle augmente
- le rythme cardiaque s'accélère
- le rythme respiratoire augmente, de même que l'exhalaison de gaz carbonique
- le sang afflue d'avantage dans les muscles
- les lactates sanguins augmentent (il s'agit là de déchets de l'activité musculaire. Leur
accumulation dans les muscles est à l'origine des crampes)
- les hormones de stress sont mobilisées (adrénaline, ACTH, corticoïdes, endorphines...)
- s'y associent des manifestations émotionnelles à la fois physiques (peur, irritations,
colères) et mentales (ruminations, anticipations anxieuses...)
- d'autres réactions plus discrètes se déclenchent : ralentissement de la digestion, pâleur
ou rougeur, affaiblissement des défenses immunitaires...
Si l'on compare avec les effets physiologiques de la relaxation, on s'aperçoit que ceux-ci sont exactement opposés à ceux du stress :
- les muscles se détendent
- le système parasympathique prend le dessus :
- la tension dans les vaisseaux artériels diminue
- le rythme du coeur se ralentit
- la respiration se ralentit elle aussi et l'excrétion de gaz carbonique s'amoindrit
- la consommation d'oxygène diminue
- les lactates sanguins diminuent eux aussi
- les états émotionnels s'apaisent, conduisant à un état d'éveil calme
- l'immunité se renforce
- les hormones du stress diminuent dans le sang.
"L'état de détente est incompatible avec le stress : l'organisme peut être soit stessé, soit détendu, mais pas les deux : l'un chasse forcément l'autre" Dr Frédéric Rosenfeld ("Méditer c'est se soigner, Editions Les Arènes, 2007)